NOLO, le nouveau YOLO
Ah, le sacro-saint “YOLO” (You Only Live Once), credo des épicuriens… Oui, justement :
prenons soin de notre corps, on n’en a qu’un. Le NoLo (No Alcohol ou Low Alcohol), c’est LA
tendance de fond qui se cache derrière Dry January (qui touche désormais 1 Français sur 4 –
du jamais vu), Sober October, ou encore la suprématie du summer body à chaque nouveau
printemps… des prétextes pour couper les ponts avec l’alcool et prendre soin de soi qui se
font de plus en plus nombreux – et qui rencontrent de plus en plus de succès (croissance du
marché du sans-alcool sur 1 an en 2020 : + 15,3%…). La raison ? Réapprendre à kiffer sans
ivresse (et surtout sans gueule de bois). Du coup, va essayer de te faire une review rapide de
ce qui se trame dans la tête des gens en ce moment. Ton corps est précieux, ton temps
aussi. Allez, on y va.
Kif n°1 : un esprit sain dans un corps sain
On dit que l’alcool rend bête. C’est faux : ça rend aussi plus gras et plus lourd. Pour rappel,
l’alcool est quasiment aussi riche que la graisse : 7kcal pour 1g d’alcool VS 9kcal pour 1g de
graisse. A l’heure du réveil de la conscience de soi (surtout chez les GenZ et les millenials,
car seulement 14% des 50-65 ans déclarent consommer du sans-alcool) et des bienfaits de
la sobriété (arrêter l’alcool améliore le sommeil, fait perdre du poids, améliore la digestion et
a un effet rajeunissant sur la peau), il est entièrement logique que le NoLo gagne du terrain.
Une tendance qui mérite d’être tendance, en somme.

Kif n°2 : être en haut de l’affiche, oui, se taper l’affiche, non
Tu la connais, l’histoire : réveil difficile, marteau-piqueur au coin des tempes, bouche sèche
comme le Sahara et surtout une suite de 10 stories gênantes (où tu as laissé le son) de toi et
tes potes en train de faire la fermeture du bar hier soir. Mais ça, c’était avant. Parce que pour
cette rentrée 2022, le mot d’ordre c’est : CONTRÔLE. Maîtriser son image, c’est respecter sa
personne. Et les nouvelles générations ultra-connectées en ont parfaitement conscience :
40% des 18-25 ans déclarent consommer des boissons peu ou pas alcoolisées. Sans alcool,
la fête n’est pas plus folle – elle est juste plus inoffensive. Et c’est ça qui est bon.

Kif n°3 : prendre soin de son temple… et de son palais
Et on ne parle pas d’architecture. Bien souvent, la seule raison pour laquelle on accepte
d’ingurgiter une liqueur à 40%, c’est dans l’espoir de ressentir le coup de chaud lié au
phénomène de métabolisation de l’éthanol (communément appelé “ivresse”). Mais les
temps ont changé : aujourd’hui, le goût prime de plus en plus à l’heure de l’apéro. On
recherche des recettes pointues, des goûts intéressants, des équilibres surprenants et des
ingrédients nobles.
Aujourd’hui, le nouveau cool, c’est les cocktails sans alcool : selon la Bacardi Cocktails
Trends Report, 58% des consommateurs du monde en consomment davantage.
Morale de l’histoire : ne vous moquez plus des mocktails. La hype, c’est eux.
Arrêter l’alcool ? Réduire un peu ? Réduire drastiquement ? En vérité, tout le monde y trouve
son compte – et les marques l’ont bien compris, en développant des produits originellement
“alternatifs” à l’alcool, mais qui volent aujourd’hui de leurs propres ailes. Des marques qui
décident de verser dans le sophistiqué, avec des produits naturels et des recettes originales.
On pense notamment à Haï-Shaq et sa “gastronomie en bouteille” qui offre de la convivialité
dès la première gorgée avec des cocktails de mixologue, sans alcool, consommables à
n’importe quelle heure de la journée. Le kif a de beaux jours devant lui.